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Rencontre avec...
Georges JANSSEN
Interviewé le 18-03-2010
Ouvrages concernés :
Edilivre : M George Janssen, vous venez de publier votre nouvel ouvrage « Et si la pluie s’arrêtait de tomber ? » aux éditions Edilivre.
Avant de parler de votre livre, pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?
Avant de parler de votre livre, pouvez-vous nous décrire en quelques mots votre parcours ?
Oui, j’ai été enseignant pendant 40 ans, en Belgique et au Congo belge, de français et d’histoire. J’ai fait de l’animation, monté des spectacles avec les jeunes.
Edilivre : Votre parcours professionnel a-t-il eu un lien avec l’écriture de ce livre ? S’en est-il inspiré ?
Pas particulièrement, c’est plutôt l’envie de raconter qui m’a poussé à écrire.
Edilivre : Pourquoi avoir choisi les éditions Edilivre pour la publication de ce nouveau livre « Et si la pluie s’arrêtait de tomber ? » ?
Surtout pour les possibilités offertes grâce à Internet.
Edilivre : Votre roman est un roman d’anticipation, de catastrophe écologique. On peut penser à Barjavel, par exemple… Pourquoi l’écologie ?
C’est l’eau qui me fascine, l’eau sous toutes ses formes, l’inondation, mais aussi la sécheresse. L’eau comme élément vital.
Edilivre : Ce sont des images très fortes, des impressions très visuelles, celles de montée des eaux, de coulées de boue… Aviez-vous des scènes de film en tête lors de l’écriture ?
Oui, j’ai eu bien sur en tête des photos de paysages, et celle plus particulière du vieux moulin de mon terroir.
Edilivre : Les gens un peu sensibles aux désordres écologiques dus aux inondations savent l’importance qu’a eu la catastrophe de décembre 1954 en Hollande, ainsi les dégâts qui ont en résulté (les digues ayant cédé sous la pression d’une mer démontée).
L’événement est-il encore fortement présent dans les mémoires ? Vous a-t-il inspiré pour ce livre ?
L’événement est-il encore fortement présent dans les mémoires ? Vous a-t-il inspiré pour ce livre ?
Oui, évidemment. J’ai le souvenir d’un petit bateau devant notre maison, mais je me rends compte que je n'avais pas de petit bateau ! Il s'agirait plutôt d'une image des Hollandais d'aujourd'hui qui échapperont ainsi à la prochaine montée des océans!
Edilivre : Votre idée est-elle d’alerter les gens sur le dérèglement climatique ? Pensez vous qu’une réponse politique serait la bonne ?
Mon but est avant tout de raconter une histoire pour mieux faire ressortir la maladresse, l'inconscience, le refus d'assumer ses responsabilités et l'appât du profit, et qui sont, hélas, inhérentes aux solutions proposées actuellement.
Edilivre : Le titre de votre livre m’évoque cette chanson du compositeur et poète américain Bob Dylan, « A Hard rain is gonna fall » , récit épique d’une catastrophe nucléaire et de la pluie dure de mensonges et de désinformation, peut être plus meurtrière encore que la pluie de bombes. Quelle est la place de la religion dans votre livre ?
Je ne connais pas assez bien Bob Dylan. Quant à la religion, on lui fait dire tout et n'importe quoi et on y voit trop souvent un simple refuge.
Edilivre : L’actualité immédiate exerce-t-elle une influence dans votre écriture ?
Sans aucun doute. On n'est pas des extraterrestres.
Edilivre : On remarque un certain humour dans ces pages, dans les relations entre les personnages. Vous semblez avoir beaucoup de la tendresse pour eux, en particulier Madame Pignon…
Oui, ou concernant Mme Duchemin, qui représente la sagesse populaire.
Edilivre : Quels sont les auteurs que vous appréciez ?
J’aime bien Jean D’Ormesson, Pennac, Picouly, mais aussi Albert Camus et Mauriac
Edilivre : Quel regard portez-vous sur l’actualité littéraire française ? Le Prix Goncourt pour Marie NDiaye, le Prix Renaudot pour Beigbeder…
Je suis de moins en moins lecteur de romans, je préfère à présent la lecture d’essais, et tout ce qui touche à la sociologie, la religion, la politique (Douste-Blazy, Chirac…)
Edilivre : Fréquentez-vous des blogs littéraires ? Si oui, lesquels ?
Non
Edilivre : Comment se présente la suite ? Avez-vous d’autres projets littéraires ?
J’ai un projet de roman, « la jeune fille qui venait de loin ». Et à l'instar de ma compatriote, Amélie Nothomb, des manuscrits plein les tiroirs. Malheureusement, ils sont parfois trop belgo-belges pour passionner un lectorat étranger. Et les éditeurs belges sont très frileux, pour des raisons économiques évidentes.


